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Par Michelle Serreu
Avec plus de 100 km de
frontière commune avec la France, Genève subit fortement l'influence de son
voisin. Et son appartenance au même bassin linguistique que Lyon - l'une des
capitales mondiales du " bien manger " - explique sa solide réputation dans
le domaine gastronomique et le fait que ses spécialités culinaires
s'apparentent plus à celles de la France qu'aux mets typiquement suisses,
même si ces derniers ne sont pas à renier. A Genève comme partout ailleurs,
la cuisine est fortement liée à l'histoire et à l'environnement de la région.
Les peuplades des cités lacustres tiraient déjà profit de la grande variété
des poissons du lac tels que l'omble, la truite du lac ou fario, la fera, la
lotte du lac et surtout le plus réputé, la perche. Le plus grand des marchés
de Genève est celui de la plaine de Plainpalais. Les mardi et vendredi
matins, on y vend surtout des légumes et des fruits qui ont toujours occupé
une place importante dans l'agriculture genevoise. A titre d'exemple, Genève
est le premier producteur de tomates sous serre en Suisse. De même les
premières aubergines, concombres, courgettes et salades sont la plupart du
temps cultivées par des agriculteurs genevois. Mais le légume régional le
plus connu reste le cardon, de la famille des artichauts. On mange ses
branches en gratin ou à la moëlle, plus particulièrement en décembre. Les
inconditionnels de ce mets diront qu'il doit être épineux, récolté après les
premières gelées et blanchi dans un endroit sombre.
La cuisine genevoise
s'est peu à peu développée, influencée par de nouveaux produits, mais
également par les coutumes des nouveaux arrivants, notamment les apports
culinaires d'origine italienne. Mais c'est Calvin qui bouleversa les
habitudes en donnant à la nourriture un sens plus austère et purement
fonctionnel. La fricassée de porc en est un exemple, la longeole, saucisse
de porc aux grains de fenouil, en est un autre. Les desserts restent
également liés aux produits régionaux à l'instar des rissoles ou des tartes
aux poires Cette vraie cuisine genevoise se trouve encore facilement dans
certaines brasseries ou bistrots de quartier, où chacun peut aussi apprécier
une bonne raclette ou une bonne fondue, les traditionnelles spécialités
suisses. Vous voulez passer à table? Découvrez le menu du jour:
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